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	<title>Lugdunum - Actu</title>
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	<description>Actualité subjective de l&#039;histoire à Lyon</description>
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		<title>Lugdunum - Actu</title>
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		<title>Diagnostique archéologique rue Isaac (Lyon 9)</title>
		<link>http://lugdunumactu.wordpress.com/2012/01/19/86/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 18:08:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lugdunumactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archéologie en Rhône-Alpes]]></category>

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		<description><![CDATA[Opération : Diagnostic d&#8217;archélogie préventive (18 juillet - 11 août 2011 et 5 septembre &#8211; 19 septembre) Service d&#8217;Archéologie Municipale ville de lyon Post-fouille : Rapport achevé Le diagnostic réalisé au 35, rue Auguste Isaac (Lyon 9e) constitue la quatrième étape &#8230; <a href="http://lugdunumactu.wordpress.com/2012/01/19/86/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=86&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<p><img class="alignleft" src="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/Isaac%203/.resize/240_160_vuegeneralesondage.gif" alt="vue générale d'un sondage" /></p>
<p><strong>Opération</strong> : Diagnostic d&#8217;archélogie préventive (18 juillet - 11 août 2011 et 5 septembre &#8211; 19 septembre) Service d&#8217;Archéologie Municipale ville de lyon<br />
<strong>Post-fouille</strong> : Rapport achevé</p>
<p>Le diagnostic réalisé au 35, rue Auguste Isaac (Lyon 9<sup>e</sup>) constitue la quatrième étape d’une opération d’évaluation du potentiel archéologique d’une parcelle de 15 000 m² soumise à la reconstruction et à la réhabilitation d’un vaste ensemble de logements individuels et collectifs. L’emprise au sol de cette troisième tranche du diagnostic concerne l’implantation, au sud-ouest, de deux futurs bâtiments (A et B) de logements collectifs R-1.</p>
<p>Il fait suite à trois opérations archéologiques réalisées sur l’ensemble de l’ilot, un premier diagnostic dans la partie nord (Bertrand et al. 2009), suivi d’une fouille en 2010 (Jallet et al ., rapport définitif en cours) et un second diagnostic réalisé sur des aménagements paysagers et la reprise des réseaux dans la partie nord-est et sud-est (Liagre et al . 2009).</p>
<p>Le site, implanté dans le nord de la plaine de Vaise, se trouve en rive droite de la Saône. Cette parcelle est située sur un plateau naturel qui s’étend entre les flancs du versant de la Duchère, légèrement au sud de la vallée du ruisseau Rochecardon, et à l’ouest de la plaine alluviale de Vaise localisée en contrebas.</p>
<p>Cette opération, réalisée en juillet-août et en septembre 2011, a consisté en 4 sondages répartis sur l’ensemble de la surface prescrite, représentant une surface cumulée de 445,44 m<sup>2</sup> à l’ouverture, soit un total de 9,8 % de l’emprise globale du projet . L’ensemble de ces sondages ont livré des niveaux archéologiques distincts allant de la période préhistorique à la période contemporaine, en atteignant systématiquement les niveaux naturels et stériles du terrain. Les quatre sondages ont livré des structures archéologiques en place ainsi que du mobilier résiduel.</p>
<p>Neuf phases anthropiques correspondant aux périodes de fréquentation ou d’occupation de cette partie sud de l’îlot ont été ainsi documentées :</p>
<p>- phase 1 –Epipaléolithique : un paléosol (US 4057) est conservé dans le sondage 4. D’un point de vue taphonomique, la disposition des éléments lithiques et les remontages effectués sur plusieurs fragments de galets brûlés fracturés sur place présupposent une très faible altération post- dépositionnelle. C’est le cas pour une structure (F 4083) dégagée partiellement dans l’angle sud-est du sondage profond, et dont l’interprétation semble s’orienter vers un foyer de pierres chauffantes.</p>
<p>- phase 2 -Mésolithique : une ou plusieurs industries lithiques très denses sont présentes dans les limons sableux du sondage 4 (US 4055-4056). On les retrouve de manière résiduelle ou secondaire sur l’ensemble de la parcelle, et elles sont particulièrement présentes dans un épais niveau de colluvions du sondage 2 (US 2016).</p>
<p>- phase 3 -Néolithique moyen : des éléments lithiques et céramiques épars et résiduels ont été relevés dans les sondages 2, 3 et 4.</p>
<p>- phase 4 -Campaniforme/Bronze ancien : très présente avec une ou plusieurs occupations synchrones ou successives illustrées par de nombreuses structures en place (niveaux d’occupations, trous de poteaux, foyer, structure bâtie en pierres sèches…) dans les sondages 1, 3 et 4.</p>
<p>- phase 5-Bronze final : avec une fosse (F3023) et un probable TP (F3010) dans le sondage 3, et quelques éléments résiduels sur l’ensemble de la parcelle sondée.</p>
<p>- phase 6-Antiquité : des lambeaux de sol (empierrements : US 1040, 1038) dans le sondage 1 et des structures agricoles : drain (F2012) et fossé (F2014) dans le sondage 2.</p>
<p>- phase 7-Moyen Age : très présente aussi avec deux occupations du haut Moyen Age (7a) et du Moyen Age centrale (7b) composée d’aménagements indéterminés interprétés comme un probable fond de cabane ? (F4023), un fossé (F4020), et deux fosses-silos ( ?) (F 4033, F4036) dans le sondage 4.</p>
<p>- phase 8-Epoque moderne : avec des traces évidentes d’activités agricoles (sillons : F4014) dans le sondage 4.</p>
<p>- phase 9- Epoque contemporaine : des niveaux de terres de jardins sur l’ensemble de la parcelle scellent la stratification du site. Ils sont attestés par les plans anciens depuis le XVIII<sup>e</sup> siècle et semblent avoir perduré jusqu’à l’époque contemporaine.</p>
<p>L’analyse géomorphologique réalisée lors de ce diagnostic confirme principalement que des apports alluvionnaires (Saône plutôt que Rochecardon ?) et colluvionnaires (déstabilisation du versant) ont participé à la mise en place et à des remaniements des niveaux anthropiques à diverses périodes.</p>
<p>Enfin, l’observation de deux terrains naturels distincts au nord et au sud de la parcelle sondée suggère l’existence d’un phénomène géomorphologique notable. En effet, une matrice sableuse identique à celle relevée dans les sondages 1 et 2 de la première tranche de diagnostic et lors de la fouille de la parcelle nord a été observée dans la partie nord et centrale de l’emprise ( sondages 4 et 1 : à partir de 169,24 m NG /170,35 m NGF) ; alors qu’à l’inverse, dans la partie orientale et sud de cette parcelle, le terrain naturel se compose de niveaux argileux très compacts d’origine alluviale ou colluviale (sondages 3 et 2 : à partir de 166,32 et 165,44 m NGF). L’absence de ces sables lités dans la partie centrale et sud de cette parcelle amène à trois postulats possibles : soit ils ont existé et ont été sapés par un agent naturel et remplacés par d’autres sédiments, soit ils n’ont jamais atteint ce secteur, soit enfin ils existent, mais en deçà des niveaux stériles atteints. Cette dernière hypothèse nous semble très improbable compte tenu de la profondeur atteinte par carottage (près de 5 m par rapport au sol actuel) au fond des sondages 2 et 3. Ce phénomène pourrait être mieux observé et appréhendé au centre de la parcelle, à la limite entre ces deux dépôts, sous les fondations des deux habitations mitoyennes actuelles n°12-13 (entre le sondage 1 et 3).</p>
<p><strong>Opérateur </strong>:<br />
<a href="http://www.archeologie.lyon.fr/archeo/" target="_blank">Service archéologique de la Ville de Lyon</a></p>
<p><strong>Aménageur</strong> :<br />
ICF Sud-Est Méditerranée</p>
</div>
</div>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lugdunumactu.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lugdunumactu.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lugdunumactu.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lugdunumactu.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lugdunumactu.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lugdunumactu.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lugdunumactu.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lugdunumactu.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lugdunumactu.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lugdunumactu.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lugdunumactu.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lugdunumactu.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lugdunumactu.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lugdunumactu.wordpress.com/86/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=86&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Le littré de la Grande Cote numérisé</title>
		<link>http://lugdunumactu.wordpress.com/2012/01/19/le-littre-de-la-grande-cote-numerise/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 18:02:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lugdunumactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Parution]]></category>
		<category><![CDATA[canut]]></category>
		<category><![CDATA[gallica]]></category>
		<category><![CDATA[grande cote]]></category>
		<category><![CDATA[littré]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Littré de la Grand&#8217;Côte (à l&#8217;usage de ceux qui veulent parler et écrire correctement) est un ouvrage rédigé par l&#8217;écrivain lyonnais Clair Tisseur sous le pseudonyme de Nizier du Puitspelu. Le Littré de la Grand&#8217;Côte a été publié en &#8230; <a href="http://lugdunumactu.wordpress.com/2012/01/19/le-littre-de-la-grande-cote-numerise/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=79&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Littré de la Grand&#8217;Côte (à l&#8217;usage de ceux qui veulent parler et écrire correctement)</em> est un ouvrage rédigé par l&#8217;écrivain lyonnais Clair Tisseur sous le pseudonyme de Nizier du Puitspelu.</p>
<p><strong><em>Le Littré de la Grand&#8217;Côte</em></strong> a été publié en 1894 sous l&#8217;égide de l’Académie du Gourguillon, inquiète de la disparition du parler lyonnais. Présenté comme un dictionnaire, Le Littré de la Grand&#8217;Côte est considéré comme la bible du parler lyonnais. Il regroupe également de nombreuses expressions et anecdotes cocasses.</p>
<div style="padding-top:8px;">La version numérisé est disponible sur Gallica</div>
<p style="text-align:center;"><a title="Lien vers le document" href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2046193"><img src="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2046193.lowres" alt="Le littré de la Grand" /><br />
Le littré de la Grand&#8217;Côte : à l&#8217;usage de ceux qui veulent parler et écrire correctement / par Nizier du Puitspelu ; Académie du Gourguillon<br />
Source: Bibliothèque nationale de France </a></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lugdunumactu.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lugdunumactu.wordpress.com/79/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lugdunumactu.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lugdunumactu.wordpress.com/79/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lugdunumactu.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lugdunumactu.wordpress.com/79/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lugdunumactu.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lugdunumactu.wordpress.com/79/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lugdunumactu.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lugdunumactu.wordpress.com/79/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lugdunumactu.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lugdunumactu.wordpress.com/79/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lugdunumactu.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lugdunumactu.wordpress.com/79/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=79&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Le littré de la Grand</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Le portail Persée de l’université Lyon 2 en péril</title>
		<link>http://lugdunumactu.wordpress.com/2011/03/10/le-portail-persee-de-l%e2%80%99universite-lyon-2-en-peril/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 07:54:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lugdunumactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Colloques, débats & rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Essai, critiques et coups de gueules]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lugdunumactu.wordpress.com/?p=74</guid>
		<description><![CDATA[PERSÉE – le programme national de numérisation, de traitement documentaire, de diffusion et de valorisation scientifique – est aujourd’hui menacé par une décision de la direction de l’université Lumière Lyon 2. Sans concer­ta­tion préa­la­ble (per­son­nels et direc­tion de PERSÉE non &#8230; <a href="http://lugdunumactu.wordpress.com/2011/03/10/le-portail-persee-de-l%e2%80%99universite-lyon-2-en-peril/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=74&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div>
<div><img src="https://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L173xH88/arton8675-cae18.jpg" alt="" width="173" height="88" align="left" /></div>
<div>
<div><em> </em><em> </em><a rel="external" href="http://www.persee.fr/">PERSÉE</a> – le programme national de numérisation, de traitement documentaire, de  diffusion et de valorisation scientifique – est aujourd’hui menacé par  une décision de la direction de l’université Lumière Lyon 2.</p>
</div>
<div><em> </em><em> </em>Sans  concer­ta­tion préa­la­ble (per­son­nels et direc­tion de PERSÉE non  sol­li­ci­tés, comité de suivi de PERSÉE, minis­tère de tutelle,  orga­nes ins­ti­tu­tion­nels de l’Université (CTP, CS, CA) non  aver­tis), la direc­tion de Lyon 2 a décidé le 7 février 2011 de mettre  fin à la conven­tion-cadre sou­te­nant l’exis­tence du pro­gramme. Cette  déci­sion prend effet le 10 mai 2011. L’ensem­ble des per­son­nels du pro­gramme PERSÉE ne com­prend pas la  pré­ci­pi­ta­tion de la direc­tion de Lyon 2. Aucune infor­ma­tion n’a  pré­cédé cette déci­sion. Aucune dis­cus­sion n’est pro­po­sée par la  direc­tion de l’uni­ver­sité. Aucune solu­tion ne garan­tit la  conti­nuité des acti­vi­tés du pro­gramme et la pré­ser­va­tion de  l’équipe PERSÉE en raison du trop court calen­drier imposé par Lyon 2.</p>
<p>Nous ne savons pas ce qu’il advien­dra de PERSÉE au-delà du 10 mai 2011.</p>
<p>QUELLES SERONT LES CONSÉQUENCES ?</p>
<ul>
<li> La fermeture du portail <a rel="external" href="http://www.persee.fr/">persée</a> et la disparition d’un outil utilisé par des millions de chercheurs et d’étudiants.</li>
<li> Un formidable gâchis d’argent public : le ministère &#8211; avec Lyon 2 &#8211; a  initié le programme PERSÉE et le finance depuis 8 ans. Ce soutien a  permis de constituer un fort capital technique et de développer des  savoir-faire spécifiques.</li>
<li>L’éclatement de l’équipe PERSÉE et la  dispersion de compétences vitales pour le programme. Les vacataires et  les contractuels (85% de l’effectif) sont les premiers touchés. La  direction de l’université Lyon 2 a d’ores et déjà refusé de renouveler  les contrats de vacations au-delà du 10 mai 2011.</li>
</ul>
<p><strong>QU’EST CE QUE PERSÉE ?</strong></p>
<ul>
<li> PERSÉE est un programme du Ministère de  l’enseignement supérieur et de la recherche qui numérise, archive,  valorise et diffuse gratuitement des millions de pages d’articles et de  monographies à haute valeur scientifique.</li>
</ul>
<ul>
<li> PERSÉE c’est une des plus grandes bibliothèques  numériques scientifiques francophones avec plus de 350 000 documents  scientifiques en texte intégral, en ligne, en accès gratuit.</li>
</ul>
<ul>
<li> PERSÉE c’est un outil de valorisation  internationale du patrimoine scientifique au service de la communauté  académique, depuis 2005.</li>
</ul>
<ul>
<li> PERSÉE c’est 3,6 millions de documents téléchargés  et 19,5 millions de consultations en 2010, au niveau national et  international.</li>
</ul>
<ul>
<li> PERSÉE c’est 125 conventions avec des éditeurs  scientifiques et des partenariats avec des universités françaises et  étrangères (La Sorbonne, Louvain etc.), et des instituts de recherche  (Maison de l’Orient et de la Méditerranée, les cinq Écoles Françaises à  l’étranger, les IFRE, M.I.T. etc.).</li>
</ul>
<ul>
<li> PERSÉE c’est une technologie solide et reconnue, développée en open source.</li>
</ul>
<ul>
<li> PERSÉE c’est aussi une équipe de 21 BIATOS  qualifiés qui travaillent à rendre des centaines de milliers de  documents accessibles et gratuits pour tous.</li>
</ul>
<p>Dans son rap­port d’évaluation du 28/12/2010, l’AERES (Agence  d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) sou­li­gne  que « PERSÉE est un exem­ple par­fai­te­ment réussi de ras­sem­ble­ment  d’un corpus docu­men­taire per­met­tant le déve­lop­pe­ment de  ser­vi­ces à haute valeur (…). Que l’on envi­sage le por­tail sous  l’angle des options tech­no­lo­gi­ques, de la struc­tu­ra­tion de  l’infor­ma­tion et des outils de consul­ta­tion conçus des choix  inno­vants qui fon­dent sa reconnais­sance dans le pay­sage com­plexe de  l’édition scien­ti­fi­que numé­ri­sée. » L’AERES sou­li­gne également  « la façon exem­plaire dont a été conduit le projet [PERSÉE] avec des  moyens rela­ti­ve­ment modes­tes. »</p>
<p>PERSÉE est une réus­site scien­ti­fi­que, docu­men­taire et tech­no­lo­gi­que.</p>
<p>Et pour­tant, la direc­tion de l’uni­ver­sité Lumière Lyon 2 prend le risque de détruire cette ini­tia­tive.</p>
<p><strong>SOUTENEZ PERSÉE !</strong></p>
<p><strong>Nous deman­dons du TEMPS pour orga­ni­ser, dans de bonnes  condi­tions pour les par­te­nai­res de PERSÉE et dans le res­pect des  per­son­nels, le désen­ga­ge­ment de Lyon 2 et le trans­fert à une autre  struc­ture publi­que.</strong></p>
<ul>
<li><strong> Nous appelons les utilisateurs de PERSÉE,  chercheurs, enseignants, étudiants, citoyens, documentalistes et  bibliothécaires à nous apporter leur soutien.</strong></li>
</ul>
<ul>
<li><strong> Localement et nationalement, nous appelons  les syndicats à soutenir les personnels vacataires, contractuels et  titulaires de PERSÉE.</strong></li>
</ul>
<p><a rel="external" href="http://www.lapetition.be/en-ligne/Persee-en-peril-9491.html">Signez la péti­tion !</a></p>
<p><em>Les per­son­nels BIATOS titu­lai­res, contrac­tuels men­sua­li­sés et vaca­tai­res soli­dai­re­ment.</em></p>
</div>
</div>
</div>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lugdunumactu.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lugdunumactu.wordpress.com/74/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lugdunumactu.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lugdunumactu.wordpress.com/74/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lugdunumactu.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lugdunumactu.wordpress.com/74/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lugdunumactu.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lugdunumactu.wordpress.com/74/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lugdunumactu.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lugdunumactu.wordpress.com/74/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lugdunumactu.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lugdunumactu.wordpress.com/74/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lugdunumactu.wordpress.com/74/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lugdunumactu.wordpress.com/74/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=74&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Pillage &amp; Archéologie, une tribune de Jean-Paul Jacob</title>
		<link>http://lugdunumactu.wordpress.com/2011/01/09/pillage-archeologie-une-tribune-de-jean-paul-jacob/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Jan 2011 17:51:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lugdunumactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Essai, critiques et coups de gueules]]></category>

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		<description><![CDATA[© Jean-David Desforges, Inrap Un trésor archéologique maltraité Pour une interdiction européenne de l’usage des détecteurs de métaux L’article qu’Hervé Morin consacre, dans Le Monde du 4 décembre, au « trésor des âges sombres » récemment mis au jour dans le Staffordshire, &#8230; <a href="http://lugdunumactu.wordpress.com/2011/01/09/pillage-archeologie-une-tribune-de-jean-paul-jacob/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=69&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<div id="b45294">
<div>
<div><img src="http://www.inrap.fr/userdata/c_bloc/45/45294/420_45294_vignette_Noyon-pillage-06-445.jpg" alt="" width="420" height="280" /></p>
<div><em>© Jean-David Desforges, Inrap</em></div>
</div>
</div>
</div>
<h2>Un trésor archéologique maltraité<br />
Pour une interdiction européenne de l’usage des détecteurs<br />
de métaux</h2>
<p>L’article  qu’Hervé Morin consacre, dans Le Monde du 4 décembre, au « trésor des  âges sombres » récemment mis au jour dans le Staffordshire, met en  évidence l’importance des découvertes que les archéologues peuvent faire  en Europe occidentale. Cependant cette découverte insigne (un trésor de  plus de 1 500 objets totalisant plus de 5 kg d’or !) témoigne d’une  réalité dramatique : celle de l’usage incontrôlé des détecteurs de  métaux au Royaume-Uni, où leur utilisation par des « chercheurs de  trésors » est permise. En France, leur usage est interdit tandis que  leur vente reste autorisée, facilitant ainsi leur emploi par de  véritables pilleurs de sites.</p>
<p>En effet, ces détecteurs,  permettant d’identifier les objets métalliques enfouis dans le sol, sont  utilisés inconsidérément par de nombreux amateurs ignorant la loi, mais  aussi par des délinquants qui déterrent les objets métalliques sans  aucune précaution et détruisent ainsi les sites.</p>
<p>Car les plus  beaux objets sont des témoins muets lorsqu’ils n’ont pas été mis au jour  dans le cadre d’une fouille archéologique. Il en va de même du butin  des fouilles clandestines menées dans les pays du Sud, dont la  convention de l’Unesco de 1970 sur le trafic de biens culturels prohibe  la vente.</p>
<p>Dans le cas du trésor du Staffordshire, Terry  Herbert, son inventeur, l’a déclaré aux autorités britanniques – ce qui a  permis d’éviter qu’il ne soit fondu pour être vendu au poids de l’or –  mais les archéologues n’ont pu intervenir sur le site qu’après plusieurs  jours d’exhumation anarchique et le contexte archéologique a été  partiellement perdu.</p>
<p>A contrario, on citera les remarquables  résultats de la fouille de plusieurs tombes aristocratiques franques,  conduite à Saint-Dizier, qui a livré non seulement de bijoux et un riche  mobilier, mais aussi une foule d’informations sur ces élites de l’est  de la France au haut Moyen Âge.</p>
<p>Le trésor du Staffordshire a  été sauvé et rejoindra le musée de Birmingham si la souscription  publique permet qu’il reste le bien commun des Britanniques. Mais  combien d’autres vestiges repérés à la « poêle à frire » disparaissent  sous les pelles de pilleurs inconscients ou cupides ? On frémit à  l’évocation de ces « détecteurs qui tournent à plein régime dans la  région ».</p>
<p>En France, l’usage de ces appareils est formellement  interdit sans autorisation administrative, sous peine d’une  contravention de 3 000 €. Mais surtout, la destruction de site et le vol  de mobilier archéologique, corollaires de l’utilisation de détecteurs,  sont des délits punis de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 €  d’amende. Paradoxalement, dans notre pays, la vente des détecteurs est  libre, favorisant des usages clandestins de plus en plus fréquents.  Ainsi, en moins de six mois, deux chantiers de l’Institut national de  recherches archéologiques préventives (Inrap) ont été détruits  nuitamment, par des pilleurs munis de ces appareils. Les objets  métalliques y ont été volés et l’organisation des vestiges bouleversée,  interdisant l’étude des indices restants.</p>
<p>On ne le sait pas  assez, l’archéologie n’a pas pour finalité la découverte de  chefs-d’œuvre. Elle recueille et étudie tous les indices, même les plus  humbles, laissés par les sociétés passées pour tenter d’en restituer les  modes de vie, l’habitat, la vie quotidienne, les pratiques religieuses,  les moyens de subsistance, la gestion de l’espace, l’organisation  sociale et, même, l’impact sur l’environnement. Ce sont donc ces  « archives du sol » que détruisent les utilisateurs sauvages de  détecteurs, la plupart du temps pour un maigre butin de monnaies  romaines sans valeur vénale.</p>
<p>Conscient de la recrudescence des  pillages, le ministre de la Culture et de la Communication a récemment  chargé le Conseil national de la recherche archéologique d’une réflexion  sur des mesures nouvelles pour lutter contre ce fléau. À cet égard, il  paraît indispensable que l’Europe harmonise sa législation en matière  d’usage mais aussi de vente de détecteurs, et que ceux-ci soient  formellement interdits, hormis pour les besoins des professionnels  spécialisés (bâtiment, travaux publics, etc.).</p>
<p>L’archéologie  préventive s’efforce de « sauvegarder par l’étude » les sites menacés  par l’aménagement du territoire. En France, l’Inrap mène ainsi chaque  année plus de 1 500 diagnostics couvrant plus de 10 000 hectares, et  plus de 200 fouilles. Ce sont là des recherches essentielles pour notre  patrimoine archéologique et pour notre Histoire. Et il n’y a nulle  urgence à remplir les musées publics et les collections privées d’objets  « muets », aussi beaux soient-ils. Notre exigence, au contraire, doit  être de préserver in situ, pour les générations futures, un patrimoine  archéologique que les progrès de la science permettent, d’année en  année, de mieux exhumer et de mieux étudier.<br />
Laissons aux archéologues du futur d’autres Staffordshire !</p>
<p>Jean-Paul Jacob<br />
Président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lugdunumactu.wordpress.com/69/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lugdunumactu.wordpress.com/69/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lugdunumactu.wordpress.com/69/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lugdunumactu.wordpress.com/69/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lugdunumactu.wordpress.com/69/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lugdunumactu.wordpress.com/69/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lugdunumactu.wordpress.com/69/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lugdunumactu.wordpress.com/69/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lugdunumactu.wordpress.com/69/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lugdunumactu.wordpress.com/69/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lugdunumactu.wordpress.com/69/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lugdunumactu.wordpress.com/69/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lugdunumactu.wordpress.com/69/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lugdunumactu.wordpress.com/69/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=69&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ALPARA</title>
		<link>http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/16/lalara/</link>
		<comments>http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/16/lalara/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 Dec 2010 22:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lugdunumactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Parution]]></category>

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		<description><![CDATA[Présentation de l&#8217;ALPARA, la principale association éditrice d&#8217;ouvrages archéologiques en rhônes-alpes. Fondée en 1977, l&#8217;Association de Liaison pour le Patrimoine et l&#8217;Archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne (ALPARA) compte aujourd&#8217;hui une cinquantaine de membres. L&#8217;association met à disposition des archéologues &#8230; <a href="http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/16/lalara/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=65&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="right">Présentation de l&#8217;ALPARA, la principale association éditrice d&#8217;ouvrages archéologiques en rhônes-alpes.</div>
<div></div>
<div><img title="Chantier archéologique" src="http://www.alpara.org/images/vue_1.jpg" alt="Chantier archéologique" />Fondée en 1977, l&#8217;<strong>Association de Liaison pour le Patrimoine et l&#8217;Archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne (ALPARA)</strong> compte aujourd&#8217;hui une cinquantaine de membres. L&#8217;association met à  disposition des archéologues des moyens destinés à faciliter la  réalisation et la valorisation de fouilles.&nbsp;</p>
<p>En collaboration étroite avec les professionnels concernés  (archéologues de l&#8217;Etat ou des collectivités territoriales, chercheurs  du CNRS, universitaires…), l&#8217;<strong>ALPARA</strong> édite et diffuse les <strong>Documents d&#8217;Archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne (<a title="DARA - Documents d'Archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne" href="http://www.alpara.org/archeologie_dara">DARA</a>)</strong>. Cette collection à réputation nationale, voire internationale, compte aujourd&#8217;hui une trentaine de titres.</p>
<p>L&#8217;<strong>ALPARA</strong> produit également des vidéogrammes ainsi  que des ouvrages relatifs à des recherches archéologiques comme, à Lyon,  celles de la rue des Farges ; elle a collaboré avec la Ville de Lyon à  la restitution des fouilles de la rue du Chapeau-Rouge (plaquette,  vidéo, cédérom).</p>
<p>Depuis quelques années, l&#8217;<strong>ALPARA</strong> a élargi ses  activités au-delà du secteur de l&#8217;archéologie. Titulaire de l&#8217;agrément  ministériel, elle organise, en partenariat avec la DRAC Rhône-Alpes, des  stages de formation sur diverses thématiques patrimoniales destinés  principalement aux animateurs et guides-conférenciers du réseau des  Villes et Pays d&#8217;art et d&#8217;histoire (VPAH).</p>
<p><img title="Escalier hotellerie" src="http://www.alpara.org/images/escalier_hotellerie.jpg" alt="Escalier hotellerie" />L&#8217;<strong>ALPARA</strong> participe également à la mise en forme des  programmes des Journées européennes du patrimoine en partenariat avec  les Villes et Pays d&#8217;art et d&#8217;histoire et le Grand Lyon. L&#8217;association a  ainsi coordonné le programme transfrontalier Histoires… de matériaux  (Rhône-Alpes / Suisse romande / Vallée d&#8217;Aoste &#8211; années 1997 à 1999).</p>
<p>A l&#8217;occasion du centenaire de la loi de 1901, l&#8217;<strong>ALPARA</strong> a mis en chantier, en collaboration avec la DRAC, la réalisation d&#8217;une  base de données consacrée aux associations du patrimoine en Rhône-Alpes  accessible depuis septembre 2001 sur le site de la <a title="Site de la DRAC Rhône-Alpes" href="http://www.culture.gouv.fr/rhone-alpes/">DRAC Rhône-Alpes</a>.</p>
<p><a href="http://www.alpara.org/">Voir le site de l&#8217;ALPARA</a></p>
</div>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lugdunumactu.wordpress.com/65/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lugdunumactu.wordpress.com/65/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lugdunumactu.wordpress.com/65/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lugdunumactu.wordpress.com/65/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lugdunumactu.wordpress.com/65/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lugdunumactu.wordpress.com/65/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lugdunumactu.wordpress.com/65/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lugdunumactu.wordpress.com/65/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lugdunumactu.wordpress.com/65/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lugdunumactu.wordpress.com/65/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lugdunumactu.wordpress.com/65/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lugdunumactu.wordpress.com/65/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lugdunumactu.wordpress.com/65/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lugdunumactu.wordpress.com/65/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=65&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Escalier hotellerie</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Les couleurs dans l’Antiquité &#8211; série de rencontre de la MOM</title>
		<link>http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/11/les-couleurs-dans-l%e2%80%99antiquite-serie-de-rencontre/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 11:02:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lugdunumactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Colloques, débats & rendez-vous]]></category>

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		<description><![CDATA[Un cycle de séminaire a lieu chaque année le mercredi dans l’amphithéâtre Benveniste [1]. Ce séminaire est ouvert à toute personne extérieure intéressée par le thème. Contact : Isabelle Boehm, professeur à l’université Lumière Lyon 2-HiSoMA SÉMINAIRE 2010-2011 – Supports de la &#8230; <a href="http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/11/les-couleurs-dans-l%e2%80%99antiquite-serie-de-rencontre/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=34&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un cycle de séminaire a lieu chaque année le <strong>mercredi</strong> dans l’amphithéâtre Benveniste [1].</p>
<p>Ce séminaire est ouvert à toute personne extérieure intéressée par le thème.</p>
<p><em>Contact : <a href="mailto:isabelle.boehm@mom.fr">Isabelle Boehm</a>, professeur à l’université Lumière Lyon 2-HiSoMA</em></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="800">
<tbody>
<tr>
<td><img src="http://www.mom.fr/IMG/rubon4.jpg?1163773300" alt="" width="630" height="210" /></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<hr />
<h3>SÉMINAIRE 2010-2011 – Supports de la couleur</h3>
<p><strong>Objets colorés</strong></p>
<p>MERCREDI 8 DÉCEMBRE 2010</p>
<p>- 18h – <em>« The Blue and the Red : Glass, faience and pottery at Amarna and beyond »</em>, Paul T. Nicholson</p>
<p>MERCREDI 19 JANVIER 2011</p>
<p>- 14h  – « Le verre, couleur et transparence : les modes de coloration du  verre, des origines au XIXe siècle », Bernard Gratuze, physicien</p>
<p>- 15h – « Couleurs et goûts dans la verrerie grecque de l’Antiquité », M.-D. Nenna</p>
<p>MERCREDI 16 FÉVRIER 2011</p>
<p>- 18 h – « Des couleurs pour quoi faire ? Fonctions de la polychromie dans la sculpture grecque », Adeline Grand-Clément</p>
<p><strong>Architecture</strong></p>
<p>MERCREDI 16 MARS</p>
<p>- 18h – « Matériaux et couleurs dans les mosaïques de Thessalie à l’époque impériale », Andreas Phoungas</p>
<p>MERCREDI 27 AVRIL 2011</p>
<p>De 16 heures à 18 heures</p>
<p>- « Des peintures murales vieilles de 11 000 ans à Dja’de (Syrie) : nature et recherche de signification », Éric Coqueugniot</p>
<p>- « Les peintures murales du site de Mari (Syrie) », Béatrice Muller</p>
<p>- « La couleur dans l’iconographie minoenne et mycénienne : formes artistiques et réalité visuelle », Fritz Blakolmer</p>
<p>- « Entre peinture et relief : quelques décors hellénistiques au proche-Orientt », Hélène Eristov</p>
<p>MERCREDI 18 MAI</p>
<p>- 18h – Exposés d’étudiants</p>
<p>- <a href="http://www.mom.fr/IMG/pdf/couleur2010_2011.pdf" target="_blank">Télécharger l’affiche</a> (pdf)</p>
<p>[1] MOM, 7, rue Raulin-Lyon 7e, rez-de-chaussée</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lugdunumactu.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lugdunumactu.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lugdunumactu.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lugdunumactu.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lugdunumactu.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lugdunumactu.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lugdunumactu.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lugdunumactu.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lugdunumactu.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lugdunumactu.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lugdunumactu.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lugdunumactu.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lugdunumactu.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lugdunumactu.wordpress.com/34/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=34&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Photos ensevelies du ghetto de Lodz &#8211; Henryk Ross</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 10:39:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lugdunumactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>

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		<description><![CDATA[Un exposition du CHRD &#8211; Centre d&#8217;histoire de la résistance et de la déportation Du 21 octobre 2010 au 13 février 2011 Miraculeusement conservées, les troublantes photographies d&#8217;Henryk Ross dévoilent la vie du ghetto dans ses moments les plus intimes &#8230; <a href="http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/11/photos-ensevelies-du-ghetto-de-lodz-henryk-ross/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=9&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un exposition du CHRD &#8211; Centre d&#8217;histoire de la résistance et de la déportation</p>
<p><strong>Du 21 octobre 2010 au 13 février 2011</strong></p>
<p><strong><img src="http://www.chrd.lyon.fr/static/chrd/contenu/menu%20haut/RDV/expositions/ghetto%20lodz/.resize/220_150_ghetto_lodz_mereenfant.jpg" alt="" /></strong><a title="Voir le programme des visites commentées" href="http://www.chrd.lyon.fr/chrd/sections/fr/expositions/visites_commentees/visites_commentees/"><span style="text-decoration:underline;"><br />
</span></a><span style="text-decoration:underline;"><a title="tarifs du musée" href="http://www.chrd.lyon.fr/chrd/sections/fr/informations_pratiqu/tarifs_et_carte_muse/tarifs_et_carte_muse/"><span style="text-decoration:underline;"> </span></a></span></p>
<p><strong>Miraculeusement  conservées, les troublantes photographies d&#8217;Henryk Ross dévoilent la  vie du ghetto dans ses moments les plus intimes et les plus dramatiques.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Lodz</strong> est en 1939 la plus grande citée industrielle de Pologne. Comme dans de  nombreuses villes d&#8217;Europe orientale occupée, les nazis y établirent un  <strong>ghetto </strong>dès février 1940, « le premier dans l&#8217;ordre  chronologique et le second, après celui de Varsovie, par l&#8217;importance  numérique », rappelle Primo Levi. <strong>160 000 Juifs</strong> seront  enfermés dans le ghetto de Lodz, qui ne sera dissous qu&#8217;à l&#8217;automne  1944, faisant de lui le ghetto « à la plus longue existence ».</p>
<p>Juif polonais, <strong>Henryk Ross</strong> est à partir de 1940 nommé par l&#8217;administration juive du ghetto pour réaliser des photographies <strong>d&#8217;identité</strong> et de <strong>propagande</strong>. Tout au long de ses quatre années de détention, il va également réaliser des <strong>milliers de clichés</strong> rendant compte de la vie quotidienne. Aux <strong>images terribles</strong> des pendaisons, de la famine et des déportations, semblent se succéder, comme un affront, des<strong> instantanés de joie ou de bonheur</strong> : couple d&#8217;amoureux, famille unie, mère embrassant son enfant, jeunes  gens se jouant de la perspective pour le plaisir du photographe.</p>
<p><a name="photos"><span style="color:#000000;"> </span></a> Les quarante et une photographies présentées au <strong>CHRD</strong> vibrent de stupeur et d&#8217;enseignement : elles nous dévoilent la  géographie du ghetto, le fonctionnement d&#8217;une société recomposée au  travail et sous contrôle, elles nous renseignent sur les mécanismes de  l&#8217;extermination et nous livrent enfin une part de cet espoir, de ce  souffle vital qui, « malgré tout », permet d&#8217;entretenir l&#8217;idée que la  lutte pour la survie peut avoir un sens.</p>
<p><a title="Voir l'annonce complète sur le site du CHRD" href="http://www.chrd.lyon.fr/chrd/sections/fr/actualites/event?id=936">Voir l&#8217;annonce complète sur le site du CHRD</a></p>
<p>CHRD &#8211; 14 avenue berthelot Lyon 7e</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lugdunumactu.wordpress.com/9/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lugdunumactu.wordpress.com/9/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lugdunumactu.wordpress.com/9/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lugdunumactu.wordpress.com/9/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lugdunumactu.wordpress.com/9/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lugdunumactu.wordpress.com/9/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lugdunumactu.wordpress.com/9/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lugdunumactu.wordpress.com/9/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lugdunumactu.wordpress.com/9/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lugdunumactu.wordpress.com/9/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lugdunumactu.wordpress.com/9/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lugdunumactu.wordpress.com/9/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lugdunumactu.wordpress.com/9/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lugdunumactu.wordpress.com/9/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=9&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>La Maison de l’histoire de France : essai de socio-histoire d’un projet</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 10:37:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lugdunumactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Essai, critiques et coups de gueules]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lugdunumactu.wordpress.com/?p=26</guid>
		<description><![CDATA[par Isabelle Backouche (CVUH) « Un lieu attrayant. Un lieu vivant. L’endroit où il faudra être si l’on aime l’histoire. L’endroit qui fera aimer l’histoire » (1). Pour apprécier et contrer le projet en cours d’élaboration de Maison de l’histoire de France, &#8230; <a href="http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/11/la-maison-de-l%e2%80%99histoire-de-france-essai-de-socio-histoire-d%e2%80%99un-projet/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=26&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>par Isabelle Backouche (CVUH)</p>
<blockquote><p><em>« Un lieu attrayant. Un lieu vivant.  L’endroit où il faudra être si l’on aime l’histoire. L’endroit qui fera aimer l’histoire »</em> (1).</p></blockquote>
<p>Pour apprécier et contrer le projet en cours d’élaboration de Maison  de l’histoire de France, la mise en œuvre de mes compétences  d’historienne appliquées aux documents disponibles et au profil de leurs  auteurs, semble le moyen le plus efficace pour faire pièce à un certain  nombre d’affirmations, souvent fallacieuses ou erronées. En effet, le  dernier rapport rendu en avril 2010 par Jean-François Hébert prend la  précaution de citer en notes les tribunes publiées par des historiens  hostiles au projet, afin de contrer leurs argumentaires (2).  J’utiliserai ici une autre méthode : faire valoir comment le métier  d’historien, dont les promoteurs du projet sont loin de maitriser les  savoir-faire, confère une aptitude critique à celui (ou celle) qui  l’exerce et permet de ruiner les prétentions du projet de Maison de  l’Histoire de France. Depuis plus d’un an, une offensive a été menée  contre les sciences humaines et sociales, avec notamment le mot d’ordre  de la valorisation de nos savoirs. Et bien, je propose de me livrer à un  exercice que je n’aime pas nommer « expertise » mais qui avec ce nom  trouvera tout son sens aux yeux des promoteurs de la Maison de  l’histoire de France.</p>
<p>Historienne formée aux sciences sociales, je m’arrêterai tout d’abord  sur un essai de mise en contexte du projet de la Maison de l’Histoire  de France, convaincue qu’il n’est qu’une pièce d’un programme cohérent  de destruction du savoir et de sa marchandisation dans notre société.  Puis je me prêterai à une lecture croisée des sources disponibles (3)  (les rapports publiés sur internet), et à un essai de sociologie des  porteurs du projet, étrangers au métier d’historien et à la recherche  qui lui donne vie.</p>
<p>Sans vouloir plaider pour une chapelle quelconque, ni revendiquer la  moindre exclusivité, on peut prétendre que seuls des historiennes et des  historiens peuvent se prononcer sur la validité d’un tel projet, et  éclaircir les ambiguités que font régner ses promoteurs entre « musée de  l’histoire » et « musée de l’histoire de France » dont les enjeux sont  bien entendu radicalement différents. D’emblée, il faut poser une  première question : pourquoi le projet n’a-t-il pas été préfiguré par un  conseil scientifique comprenant des chercheurs en histoire susceptibles  de trancher cette première option essentielle, et la viabilité du choix  mis en avant d’une Maison d’histoire nationale. On parle beaucoup ces  derniers mois de la professionnalisation, notamment comme débouché des  filières de sciences humaines et sociales. Et bien, sur un tel projet,  les historiens étaient les professionnels qui devaient être mobilisés en  tout premier lieu. Il n’en a pas été ainsi.</p>
<h3><em>Les motifs d’un projet</em></h3>
<p>Rappelons que le projet de Maison de l’histoire de France a découlé  d’une demande du Président de la République à la ministre de la Culture  et de la Communication pour que soit expertisé <em>« le projet de créer un centre de recherche et de collections permanentes dédié à l’histoire civile et militaire de la France »</em> afin de répondre au goût des Français pour leur histoire (4).  Ici, tous les mots sont importants. D’abord le périmètre initial du  projet dédié « à l’histoire civile et militaire de la France », devenue  aujourd’hui « histoire de France », et alors que le rapport Hébert  s’appuie sur l’idée d’un goût des Français pour l’histoire (5),  ici, remarquons qu’il est question de « leur histoire ». Alors malgré  les promesses d’inscrire cette histoire à une échelle qui déborde le  cadre national, il semble que l’adjectif possessif soit ici central.  Mais on peut alors se demander quels sont les Français qui seront jugés  dignes de s’approprier cette histoire. On voit ici, qu’on entre dans une  logique de catégorisation du social, toujours dangereuse mais à forte  portée politique aujourd’hui.</p>
<p>Il s’agit peut-on lire de <em>« redonner à l’histoire la place qu’elle a perdue »</em> (6).  On retrouve ici la rhétorique de la perte et de la disparition  fréquemment pratiquée par le chef de l’État pour introduire ses réformes  et moderniser la France. Ne l’a-t-on pas entendu décrire une recherche  française misérable et déclassée en janvier 2009 pour justifier le train  de réformes que le gouvernement a finalement fait passer, et continue  d’imposer à la recherche française pour la soumettre à des logiques  gestionnaires étrangères à la production du savoir. Ainsi, la Maison de  l’Histoire de France semble découler d’une forme d’évidence : l’histoire  doit retrouver une place dans notre société, mais le rapport Hébert  s’évertue à nous assurer que ce ne sera pas une histoire officielle.  Comment le croire quand on voit la place accordée aux historiens dans la  préfiguration du projet ?</p>
<p>Et on peut opposer à cette volonté de réhabilitation de l’histoire  dans notre société une double opération de déqualification de la  transmission du savoir historien qui s’est faite dans le même temps.  D’une part, les programmes du CAPES d’histoire-géographie ont été l’an  dernier réduits à leur plus simple expression, c’est à dire à une  connaissance minimale de ce que l’élève trouve dans son livre  d’histoire. Et on a supprimé l’épreuve dite d’historiographie qui  permettait précisément de faire valoir l’histoire comme construction.  D’autre part, les programmes du second cycle ont été ravalés à une série  de connaissances fragmentées pompeusement intitulées : « Questions pour  comprendre le vingtième siècle » (7),  toute la démarche consistant à repérer des lieux, des dates et des  faits emblématiques. On voit là une communauté de conception avec le  projet de Maison de l’Histoire de France qui donne toute sa force à  cette offensive contre le savoir dans notre société. Autre point commun,  la Maison de l’Histoire de France placera en son centre les nouvelles  technologies, initiative louable à condition qu’elle ne soit pas  exclusive. De même, le programme de la classe de Première conseille dans  sa section « développer son expression personnelle et son sens  critique » d’utiliser en premier lieu « de manière critique les moteurs  de recherche et des ressources en ligne (internet, intranet de  l’établissement, blogs) ». Saine précaution certes, mais le livre n’est  pas nommé comme objet susceptible d’une lecture critique.</p>
<p>Autre dimension du projet : la valorisation de la recherche en  histoire. Hébert propose de faire de la Maison de l’histoire de France  un lieu qui mettra en valeur <em>« l’utilité sociale de la recherche en histoire »</em> (8).  Mais les historiens ne souhaitent pas être « utiles » : ils sont  soucieux de diffuser leurs recherches, et les pouvoirs publics  pourraient tout simplement pratiquer une aide à la publication plus  systématique et plus étoffée – notamment pour faire connaître les  travaux des jeunes chercheurs et soutenir les revues &#8211; plutôt que de  faire croire que la Maison de l’histoire de France servira à mettre en  valeur leurs travaux.</p>
<p>Enfin, on peut clôre cet essai de mise en contexte du projet de  Maison de l’Histoire de France en citant les propos récents de la  ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : <em>« Il faudra  aussi faire évoluer les études d’histoire et géographie, trop  spécialisées : personnellement, je crois beaucoup aux bi-diplômes. Si  l’on ajoutait de l’anglais, des technologies de l’information, du droit  ou de la gestion, les diplômés en histoire pourraient plus facilement  trouver à être embauché – comme en Allemagne ou en Angleterre – dans les  métiers du tourisme, du journalisme ou de la culture »</em> (9).  On retrouve le souci de niveler le niveau de connaissances, déjà  présent dans la formation des futurs enseignants du secondaire. A cela  s’ajoute une double objection que l’on peut faire à Valérie Pécresse.  Les cursus d’histoire proposent depuis fort longtemps des parcours  diversifiés à leurs étudiants ce que la ministre semble méconnaitre.  Elle se garde surtout de dire que ces bi-diplômes existent déjà mais  qu’en raison du manque de moyens et de postes, ils sont presque  inaccessibles : la double licence histoire-science politique proposée  par Paris I offrait 100 places pour plus de 3000 candidatures par le  biais d’admission post-bac cette année. Il ne suffit pas de vanter les  mérites de certains parcours universitaires, encore faut-il donner la  capacité aux universités d’accueillir tous les bacheliers qui souhaitent  s’engager dans une telle voie.</p>
<h3><em>Un généalogiste et un énarque</em></h3>
<p>La qualité même et le parcours de formation des auteurs du projet  apparaissent déterminants pour cerner ses ambitions et éclaircir ses  objectifs. On peut bien entendu débattre longtemps sur la légitimité à  porter le titre d’historien. Pour ma part, je considérerai que la  qualité d’enseignant-chercheur, avérée par des publications et une  activité d’enseignement, me semble la meilleure garantie pour être  capable d’élaborer un nouvel outil au service de la recherche en  histoire. Or que remarquons nous. Parmi les trois auteurs de rapports  ayant mené à l’annonce de l’installation de la Maison de l’histoire de  France au Archives nationales, seul Jean-Pierre Rioux répond à la  définition précédente mais sa mission consistait à faire l’expertise des  lieux possibles d’installation. Il est étrange d’avoir sollicité un  historien sur ce versant de l’étude et de ne pas lui avoir confié la  partie scientifique de l’opération.</p>
<p>Les deux hommes qui ont préfiguré la Maison de l’Histoire de France  ont un point commun : ils sont tous deux passés par le ministère de la  Défense. Hervé Lemoine s’y est occupé, à divers titres, des archives  entre 1988 et 2007 tandis que Jean-François Hébert a été conseiller dans  les cabinets ministériels de la Défense (1993-97), puis secrétaire  général pour l’administration du ministère de la Défense jusqu’en 2002.</p>
<p>Hervé Lemoine a élaboré un premier rapport en 2008. Sa biographie  « officielle » sur le site du ministère de la Culture et de la  Communication signale qu’il est titulaire « d’une licence d’enseignement  en histoire et géographie et d’un DEA en histoire contemporaine et en  sciences politiques ». Les différents sites consultés ne donnent pas de  références bibliographiques attestant d’une activité de chercheur en  histoire. Par contre, il a enseigné les sciences auxiliaires de  l’histoire à Sciences-Po entre 1999 et 2006. Auparavant, il avait créé  un cabinet spécialisé dans les recherches sur l’histoire des familles,  et exercé les fonctions de vice-président de la <em>Chambre syndicale des généalogistes-héraldistes de France</em>. Voici une compétence importante pour mettre en place un musée de l’histoire de France qui <em>« contribuera à faire vivre notre identité nationale auprès du grand public »</em> (10),  le généalogiste étant le spécialiste de la filiation, donc de la quête  des origines. Mais nous savons qu’un bon généalogiste n’est pas un  historien. Hervé Lemoine n’a d’ailleurs pas tardé à renouer avec ses  affinités généalogistes, une fois nommé aux Archives nationales,  puisqu’il y a organisé les 25 et 26  septembre 2010, « un forum de la  généalogie » (11).</p>
<p>Plusieurs biographies disponibles sur le net (12) placent le travail d’Hervé Lemoine sous le signe d’une proposition de Fernand Braudel : <em>« Décrire, voir, faire voir, pour faire comprendre l’histoire »</em>,  sans que cette phrase ne soit jamais référencée dans les écrits de  Braudel. Cette formule, en forme de slogan, donne son titre à la  deuxième partie du rapport de Lemoine (13).  Et ultime réemploi, on retrouve cette phrase, le slogan cédant la place  à l’incantation, dans la lettre de mission du Ministre de la Culture et  de la Communication, Frédéric Mitterrand, datée du 22 septembre 2009, à  Jean-François Hébert, auteur du dernier rapport publié sur la Maison de  l’histoire de France. Une telle répétition a du sens pour l’historien  qui croise ses sources, et qui retrouve cette même affirmation sous la  plume de tous les promoteurs de l’opération : il s’agit de faire valoir  la figure tutélaire de celui qui est reconnu comme l’un des plus grands  historiens du XXe siècle en France. Il est facile d’invoquer les grands  historiens disparus, mais un tel procédé relève pourrait-on dire d’une  méthode qui s’apparente davantage à la communication qu’à la référence  savante. Et si Braudel doit donner l’exemple, alors pourquoi ne pas  avoir sollicité l’avis d’historiens qui appartiennent au Centre de  recherches historiques, créé précisément par Fernand Braudel en 1949 (14).  Une telle omission, comparée à l’usage de la figure de Braudel, n’est  pas un simple oubli. C’est une manipulation d’un label historien que les  chercheuses et chercheurs en histoire ne peuvent tolérer.</p>
<p>Enfin, le rapport le plus récent a été confié à Jean-François Hébert,  formé à l’ENA, conseiller Maître à la Cour des comptes, directeur du  cabinet de Christine Albanel, puis nommé président du Château de  Fontainebleau, un parcours qui ne lui confère ni une connaissance  approfondie de la recherche en histoire, ni une véritable légitimité  pour penser le projet scientifique d’un établissement dédié à  l’histoire (15).</p>
<h3><em>Le métier d’historien</em></h3>
<p>Car tel est bien le problème central. Malgré des compétences avérées  dans plusieurs domaines, les deux hommes qui portent le projet ignorent  le métier d’historien et surtout ses évolutions qu’on ne peut qualifier  de récentes puisqu’elles remontent à l’entre-deux-guerres.</p>
<p>On peut d’abord s’étonner qu’un conservateur général du patrimoine,  modifie le titre initial d’un rapport rendu en avril 2008 et qui ne  portait pas le titre de « Maison de l’histoire de France », mais bien  celui de « Rapport pour la création d’un centre de recherche et de  collections permanentes dédié à l’histoire civile et militaire de la  France ». Il me semble qu’un rapport, une fois rendu public, est un  document qui doit ensuite garder toute son intégrité. Or le projet  publié sur le site du ministère depuis le mois de septembre a vu son  titre modifié, et le titre d’origine basculé en sous-titre.</p>
<p>La première entorse au métier d’historien est de légitimer  l’intervention de l’État en faveur de l’histoire sous condition que ce  soit une histoire nationale. On a ici une habile confusion entre un  État, promoteur d’une politique en faveur de l’histoire &#8211; et il vaudrait  mieux parler de la recherche en histoire – et une France, objet de  cette histoire, qui nous dit-on « souffre » à la fois de son histoire et  de son identité (16).  Ainsi, la Maison de l’histoire de France, et surtout les historiens qui  y contribueraient, seraient les médecins du peuple français, malade et  inquiet. On pouvait penser que les évolutions historiographiques de ces  quatre vingt dernières années écarteraient le risque d’un telle  instrumentalisation de l’histoire, grossière et pathétique. Mais voilà,  Hervé Lemoine est loin de la recherche historique, il peut donc  prétendre que l’histoire est apte à panser les plaies des Français, qui  d’ailleurs ne sont pas vraiment objectivées. Il procède ainsi à une  personnalisation de l’histoire, telle une muse, qui l’éloigne de son  statut de science qui tire sa spécificité non de ses potentialités  bienfaitrices mais de procédures expérimentales peu évoquées.</p>
<p>Lemoine pratique la dénégation en prétendant qu’un des effets pervers  de la préoccupation des gouvernants pour la façon dont l’histoire est  écrite et transmise est qu’il interfère avec le travail de l’historien  en cherchant à lui imposer ses propres visions, ses propres  interprétations (17).  Il ne serait donc pas question de tomber dans ce travers avec la Maison  de l’histoire de France ? Mais suffit-il de dire qu’à d’autres époques  l’effet pervers a pu exister pour s’en écarter ? Ici encore, c’est un  moyen bien grossier pour dénier ce qui est en réalité le cœur du projet.  De même, le rapport Hébert dénie la possibilité d’une « histoire  officielle » au sein de la Maison de l’histoire de France. Mais il y a  ici confusion – délibérée ou pas – entre utilisation politique et  construction du discours historique. En effet, tout discours historien  est construit à partir des questions du présent. C’est une évidence que  de le rappeler. Alors, inutile de prétendre que le pouvoir politique  n’interviendra pas dans la conception de cette institution. C’est un vœu  pieux, et c’est surtout méconnaitre le travail de la recherche en  histoire. A partir du moment où il y a construction, c’est à dire  impossibilité d’une sorte de neutralité, alors le parcours que proposera  la Maison de l’histoire de France, par le simple tri qu’il opérera  figera une vision particulière de l’Histoire de France. Et c’est une  telle opération que nous, historiennes et historiens, trouvons  dangereuse, sans qu’il soit nécessaire d’agiter le spectre de la censure  politique. Mais le rapport Hébert ne l’utilise pas naïvement à mon  sens, c’est une façon de pratiquer le déni pour faire passer  « innocemment » un projet tout aussi risqué que celui qui revendiquerait  ouvertement ses  prétentions idéologiques.</p>
<p>Relevons dans le rapport Hébert toute une série d’affirmations  erronées et périmées sur le rapport de l’historien à ses sources. Il  nous donne comme garantie de la validité du projet le fait qu’il sera  fondé sur la <em>« réunion d’un ensemble de musées nationaux, ce qui aura pour effet de la doter d’emblée d’un socle de collections »</em> (18).  Voilà déjà une vision bien restrictive et désuète puisqu’au lieu de  partir d’une problématique qu’il serait ensuite question de mettre en  scène dans le futur Musée, il faudra se contenter des ressources  disponibles, un peu comme si un historien engageait sa recherche à  partir d’une pile de cartons d’archives disponibles. Ajoutons que cette  proposition est aussi une garantie de conformer le futur établissement à  la RGPP, comme il en est question dans la cinquième partie du rapport  Lemoine intitulé : <em>« Un rapport exemplaire du point de vue des principes de la révision générale des politiques publiques »</em> (19).  Donc, la Maison de l’histoire de France sera un bon élève, et il y a  peu de chances qu’elle s’engage dans une politique coûteuse d’emprunts à  d’autres établissements. Il faudra donc faire cette histoire de France à  partir des collections des musées de Saint-Germain-en-Laye, de Cluny,  d’Ecouen, du château de Fontainebleau, de la Malmaison, du palais de  Compiègne, et d’autres encore qui ne sont pas cités.</p>
<p>Autre rapport problématique aux sources, J-F. Hébert suggère que le  comité scientifique qui définira les axes de recherche promus par la  Maison de l’Histoire de France se hasarde à <em>« encourager les projets de recherche exploitant des sources inédites de l’histoire »</em> (20).   Ainsi la nouveauté d’une recherche reposerait sur le caractère  « inédit » d’une source, un peu à la manière d’un scoop. On a là une  conception de l’histoire dont la qualité reposerait sur la révélation et  l’effet de surprise comme garanties d’une innovation, à l’image d’une  « culture voyeuriste » qui fleurit dans notre société. C’est donc bien  un projet d’histoire ancré dans son époque que nous propose J-F. Hébert.  Autre proposition surprenante à propos des sources : il faudrait que <em>« des sources fondamentales de notre histoire soient éditées »</em> (21).  On peut immédiatement poser la question de savoir ce qu’est « une  source fondamentale » ? Il est donné en exemple des correspondances de  grands hommes. Affleure encore ici une conception de l’histoire qui  réifie les sources, leur attribue une valeur intrinsèque que le  questionnement historien depuis près d’un siècle a relativisé au  bénéfice d’une pratique réflexive qui place au centre de l’enquête  historienne la construction d’une problématique et non les sources.</p>
<p>Finalement, la question qui justifie le projet procède d’une double interrogation qui mérite d’être mise en exergue : « Ainsi, <em>« depuis  quand la France ? » présuppose de s’interroger sur « qu’est-ce que la  France ? » et c’est bien cette question centrale qui est au coeur du  projet de création d’une « maison de l’histoire » aux Invalides »</em> (22).  Une telle naturalisation de l’objet de l’enquête est inacceptable : on  passe d’une dimension chronologique à une dimension ontologique et, ce  faisant, il me semble que l’historien n’a plus sa place dans l’enquête.</p>
<p>Ultime incartade au métier d’historien, à mettre au compte de J-F.  Hébert. La « Galerie de l’histoire de France » proposera trois niveaux :  la découverte, l’approfondissement et le débat. Intéressons nous au  troisième niveau. On lit : <em>« Le parcours général de la galerie de  l’Histoire de France doit introduire le visiteur au débat contradictoire  indispensable à la compréhension du récit historique, antithèse et  antidote à toute histoire officielle. Autour d’un socle factuel, il  montrera les différentes présentations auxquels les événements ont donné  lieu sur le moment même et les interprétations divergentes qui en ont  été tirées par la suite »</em> (23)  . Cette proposition est d’une grande naïveté : en quoi consistera le  « socle factuel » qui échappera à la suspicion d’être une présentation  particulière des faits, voire une interprétation des faits. Cette vision  des choses découle de l’idée que l’histoire pourrait être neutre,  isolée d’une construction qui nécessairement répond aux questions du  présent. L’historiographie enseignée aux étudiants ne prétend pas leur  dire : voilà ce qu’est l’histoire, et voilà les histoires qui en ont été  faites. Cette dualité n’a aucun sens, elle vide de son contenu la  fameuse « galerie de l’histoire de France », ou plutôt, elle démasque le  parti pris sur lequel elle reposera forcément, malgré les allégations  de ses concepteurs.</p>
<h3><em>Le site de l’Hôtel de Soubise</em></h3>
<p>A propos du site choisi, le quadrilatère du Marais qui abrite les  archives nationales depuis le début du XIXe siècle, les rapports entre  eux sont contradictoires. Le récent arbitrage a fait le choix du site  des Archives nationales, prenant acte de l’abandon du projet de  rénovation du musée des Archives, fermé depuis 1995 mais en cours de  refondation depuis 2000 sous l’égide d’un véritable comité  scientifique (24). Or, on pouvait lire en 2008 à propos du « projet scientifique pour le musée des Archives nationales » (25) : <em>« Le  décor intérieur prestigieux de ces bâtiments, tout en étant l’un des  principaux attraits du Musée, constitue une contrainte architecturale  qui s’impose à toute présentation muséographique et qui suppose une  collaboration étroite avec les services compétents de la direction de  l’Architecture et du Patrimoine »</em>. Ainsi, les contraintes de 2008  seraient devenues des atouts pour accueillir le projet de Maison  d’histoire de France en 2010 ? On a là, à deux ans d’intervalle, des  affirmations peu crédibles. On apprend dans le rapport Hébert que le  travail de préfiguration de ce musée des Archives nationales a abouti à  une impasse en 2005, à partir du moment où le déménagement à Pierrefitte  était lancé (26)  . Il faut peut être plutôt envisager que le travail d’un véritable  conseil scientifique a été mis au placard au profit du programme actuel  dont nous avons démontré le caractère instrumental et peu crédible sur  le plan scientifique.</p>
<p>Notons enfin qu’est rattaché au Musée des archives nationales, depuis  les années 1950, un service éducatif qui accueille des élèves de tous  les âges et des étudiants, pour les faire participer à des ateliers  thématiques qui permettent de mettre en valeur le travail historien à  partir des archives (27).  La prétention affichée par le rapport Hébert d’enfin mettre à la  disposition de tous les publics une institution susceptible de mettre à  leur disposition le travail de l’historien est une fiction, ou plutôt  une méconnaissance de l’existant pour faire valoir l’idée d’une  innovation. Précisons que le service éducatif n’est pas doté d’un budget  très important, mais que la méthode consiste à supprimer ce qui existe  pour faire croire qu’on va inventer. Alors comment peut-on accepter de  lire : <em>« Il est fondamental que le monde enseignant s’approprie la  Maison de l’Histoire de France qu’il doit considérer comme le  prolongement naturel, comme le complément indispensable, de  l’enseignement dispensé en classe »</em> (28).</p>
<p>J’ai souhaité instruire ma critique du projet de Maison de l’Histoire  de France à partir de ma double expérience, de chercheuse en histoire  et d’enseignante en poste aux Archives nationales. En contextualisant le  projet et en procédant à une lecture critique des rapports de  préfiguration, il semble difficile d’imaginer que cette future  institution sera susceptible de promouvoir la recherche en histoire quoi  qu’en disent ses défenseurs pour la simple raison qu’ils ignorent, par  naïveté ou cynisme, les contraintes du métier d’historien.</p>
<p>Isabelle Backouche<br />
Maître de Conférences en histoire, EHESS-CRH</p>
<p>Sites consultés :</p>
<p>• <a rel="nofollow external" href="http://www.louvrepourtous.fr/Jean-Francois-Hebert-charge-depuis,336.html">http://www.louvrepourtous.fr/Jean-F&#8230;</a></p>
<p>• <a rel="nofollow external" href="http://www.latribune.fr/entreprises-finance/portraits/20100915trib000549131/portrait-jean-francois-hebert-magistrat-a-la-cour-de-comptes.html">http://www.latribune.fr/entreprises&#8230;</a></p>
<p>• <a rel="nofollow external" href="http://www.artclair.com/oeil/archives/docs_article/71858/jean-francois-hebert---un-colonel-a-fontainebleau.php">http://www.artclair.com/oeil/archiv&#8230;</a></p>
<p>• <a rel="nofollow external" href="http://geneinfos.typepad.fr/geneinfos/2010/02/herve-lemoine-nomme-directeur-des-archives-de-france.html">http://geneinfos.typepad.fr/geneinf&#8230;</a></p>
<p>• Le blog de la fédération française de la généalogie <a rel="nofollow external" href="http://leblog-ffg.over-blog.org/article-herve-lemoine-nouveau-directeur-des-archives-44181930.html">http://leblog-ffg.over-blog.org/art&#8230;</a></p>
<p>• <a rel="nofollow external" href="http://www.connaissancedesarts.com/archeologie/actus/breves/herve-lemoine-nouveau-directeur-du-musee-des-monuments-francais-39426.php">http://www.connaissancedesarts.com/&#8230;</a></p>
<p>• <a rel="nofollow external" href="http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/archives-publiques/historique/directeurs/lemoine/">http://www.archivesdefrance.culture&#8230;</a></p>
<p>Les trois rapports utilisés comme sources sont consultables à l’adresse suivante :</p>
<p><a rel="nofollow external" href="http://www.culture.gouv.fr/mcc/Actualites/A-la-une/La-Maison-de-l-histoire-de-France-s-installera-aux-Archives-Nationales">http://www.culture.gouv.fr/mcc/Actu&#8230;</a></p>
<div id="notes">
<p>=========<br />
Notes :</p>
<p>(<a id="nb1" title="Notes 1" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh1">1</a>) Rapport Hébert, p. 17.</p>
<p>(<a id="nb2" title="Notes 2" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh2">2</a>) Rapport Hébert, p. 11, note 15 et p. 16, note 22.</p>
<p>(<a id="nb3" title="Notes 3" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh3">3</a>) Il s’agit de H. Lemoine, <em>« La  Maison de l’Histoire de France ». Pour la création d’un centre de  recherche et de collections permanentes dédié à l’histoire civile et  militaire de la France</em>, avril 2008 ; J-P. Rioux, <em>Sites susceptibles d’accueillir un musée de l’Histoire de France</em>, Mai 2009 ; J-F. Hébert, <em>Éléments de décision pour la Maison de l’Histoire de France</em>, avril 2010.</p>
<p>(<a id="nb4" title="Notes 4" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh4">4</a>)  <a rel="external" href="http://www.defense.gouv.fr/salle-de-presse/communiques/ministre/rapport-d-herve-lemoine-creation-d-un-centre-de-recherche-dedie-a-l-histoire">http://www.defense.gouv.fr/salle-de-presse/communiques/ministre/rapport-d-herve-lemoine-creation-d-un-centre-de-recherche-dedie-a-l-histoire</a></p>
<p>(<a id="nb5" title="Notes 5" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh5">5</a>) Rapport Hébert, p. 6</p>
<p>(<a id="nb6" title="Notes 6" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh6">6</a>) Rapport Hébert, p. 16.</p>
<p>(<a id="nb7" title="Notes 7" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh7">7</a>) Voir plus précisément pour la classe de Première, le programme paru au BO du 30 septembre 2010, <a rel="nofollow external" href="http://www.education.gouv.fr/cid53319/mene1019675a.html">http://www.education.gouv.fr/cid533&#8230;</a></p>
<p>(<a id="nb8" title="Notes 8" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh8">8</a>) Rapport Hébert, p. 13.</p>
<p>(<a id="nb9" title="Notes 9" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh9">9</a>) <em>Le Figaro Magazine</em>, 16 octobre 2010. Valérie Pécresse y commente la publication du premier palmarès des universités françaises.</p>
<p>(<a id="nb10" title="Notes 10" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh10">10</a>)  Lettre de mission du 31 mars 2009 du président de la République à Eric  Besson, ministre de l’immigration, de  l’Intégration et de l’Identité  nationale, cité dans <em>Libération</em> du 15 octobre 2010, p. 1</p>
<p>(<a id="nb11" title="Notes 11" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh11">11</a>)  <a rel="external" href="http://leblog-ffg.over-blog.org/article-herve-lemoine-nouveau-directeur-des-archives-44181930.html">http://leblog-ffg.over-blog.org/article-herve-lemoine-nouveau-directeur-des-archives-44181930.html</a>. Plusieurs photos sont accessibles à cette adresse attestant de la tenue de l’événement.</p>
<p>(<a id="nb12" title="Notes 12" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh12">12</a>) Nous donnons à la fin de ce texte, toutes les adresses des sites que nous avons visités.</p>
<p>(<a id="nb13" title="Notes 13" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh13">13</a>)  Rapport Lemoine, p. 25. Notons une variante, liée probablement à des  copies hâtives : « Décrire, voir, faire voir et comprendre l’histoire ».  Aucune référence ne permet de stabiliser la phrase attribuée à Braudel,  nouvelle incartade au métier d’historien.</p>
<p>(<a id="nb14" title="Notes 14" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh14">14</a>)  Seul Marc Ferro est cité, sans qu’on sache le rôle qu’il a joué dans la  consultation. Il semble que ce soit au titre de son appartenance au  conseil d’administration des archives nationales.</p>
<p>(<a id="nb15" title="Notes 15" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh15">15</a>)  Remarquons dans sa biographie un passage en 1989-90 dans les  établissements de préfiguration de la bibliothèque de France dont on  sait combien  l’architecture et les bâtiments sont au service de la  communauté scientifique…</p>
<p>(<a id="nb16" title="Notes 16" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh16">16</a>)  Rapport Lemoine, p. 17-18. Plusieurs textes d’historiens sont cités à  l’appui de cette affirmation, et je laisse à ces auteurs la  responsabilité de leurs écrits mais je ne suis pas certaine que leur  diagnostic appelait une Maison de l’Histoire de France comme mode de  guérison des maux des Français. Disons peut-être qu’ils ont joué aux  apprentis sorciers.</p>
<p>(<a id="nb17" title="Notes 17" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh17">17</a>) Rapport Lemoine, p. 17</p>
<p>(<a id="nb18" title="Notes 18" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh18">18</a>) Rapport Hébert, p. 10</p>
<p>(<a id="nb19" title="Notes 19" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh19">19</a>) Rapport Lemoine, p. 58</p>
<p>(<a id="nb20" title="Notes 20" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh20">20</a>) Rapport Hébert, p. 13, note 18.</p>
<p>(<a id="nb21" title="Notes 21" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh21">21</a>) Rapport Hébert, p. 14.</p>
<p>(<a id="nb22" title="Notes 22" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh22">22</a>) Rapport Lemoine p. 65</p>
<p>(<a id="nb23" title="Notes 23" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh23">23</a>) Rapport Hébert, p. 11.</p>
<p>(<a id="nb24" title="Notes 24" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh24">24</a>) Sont cités parmi les historiens en faisant partie : Daniel Roche, Pierre Nora, Jacques Olivier Boudon, Alain Corbin.</p>
<p>(<a id="nb25" title="Notes 25" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh25">25</a>) Rapport Lemoine, p. 80</p>
<p>(<a id="nb26" title="Notes 26" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh26">26</a>) Rapport Hébert p. 30.</p>
<p>(<a id="nb27" title="Notes 27" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh27">27</a>)  Détachée à mi-temps de l’enseignement secondaire, j’ai travaillé neuf  ans dans ce service éducatif, de 1987 à 1996, et j’ai par exemple conçu  un atelier thématique fondé sur une sélection d’archives repérées au  cours du travail de thèse que je réalisais au même moment sur les  relations entre Paris et la Seine. Une véritable synergie existait entre  professeurs d’histoire, documentalistes, archivistes et conservateurs  pour faire vivre un lieu qui accueillait plusieurs milliers d’enfants et  d’étudiants par an.</p>
<p>(<a id="nb28" title="Notes 28" rev="footnote" href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article255#nh28">28</a>) Rapport Hébert, p. 12.</p>
</div>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lugdunumactu.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lugdunumactu.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lugdunumactu.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lugdunumactu.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/lugdunumactu.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/lugdunumactu.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/lugdunumactu.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/lugdunumactu.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lugdunumactu.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lugdunumactu.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lugdunumactu.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lugdunumactu.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lugdunumactu.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lugdunumactu.wordpress.com/26/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=26&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Fouilles archéologique du Quai St Antoine &#8211; Lyon</title>
		<link>http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/11/fouilles-archeologique-du-quai-st-antoine-lyon/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 10:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lugdunumactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archéologie en Rhône-Alpes]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Par le service municipal d&#8217;archéologie de la ville de Lyon. Vue générale©SA Ville de Lyon Opération : Diagnostic d&#8217;archéologie préventive (20 juillet &#8211; 23 septembre 2010) Post-fouille : Rapport achevé Au cœur du projet ambitieux de réaménagement des berges &#8230; <a href="http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/11/fouilles-archeologique-du-quai-st-antoine-lyon/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=42&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Par le service municipal d&#8217;archéologie de la ville de Lyon.</p>
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<div><a title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - Vue générale" href="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/PlaceAlbon.gif"> <img title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - Vue générale" src="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/.resize/240_180_PlaceAlbon.gif" alt="Vue générale" /><br />
Vue générale©SA Ville de Lyon </a></div>
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<p><strong>Opération</strong> : Diagnostic d&#8217;archéologie préventive (20 juillet &#8211; 23 septembre 2010)<br />
<strong>Post-fouille</strong> : Rapport achevé</p>
<p>Au  cœur du projet ambitieux de réaménagement des berges de la Saône porté  par la municipalité dans le cadre du mandat actuel, un diagnostic  d’archéologie préventive a été réalisé par le Service archéologique de  la Ville de Lyon sur le quai Saint-Antoine et la place d’Albon. En rive  droite de la rivière, au nord du pont Maréchal Juin, l’emprise  diagnostiquée de 5000 m² correspond à une étude de faisabilité pour un  parc de stationnement souterrain. L’ouvrage projeté remplacera le  parking aérien actuellement installé sur le bas-port et rendra la berge  au piéton en recréant le lien longtemps perdu entre la presqu’île et le  fil de l’eau.</p>
<p>Afin d’impacter le moins possible la circulation  automobile, la vie du quartier et de permettre une restitution pour la  rentrée scolaire des cours de récréation situées sur le quai,  l‘opération archéologique a été programmée entre le 20 juillet et le 23  septembre 2009. La gestion d’un flux automobile sur un axe important et  la nécessité de maintenir tous les réseaux d’alimentation et  d’assainissement enterrés ont constitué une forte contrainte sur la  conception de l’intervention.</p>
<p>Au final, sept sondages  archéologiques sur les dix initialement prévus ont pu être réalisés :  quatre sur le quai Saint-Antoine et trois sur la place d’Albon. Tous les  sondages ont été blindés par un système de panneaux métalliques  coulissants sur poteaux d’angle pour atteindre une profondeur de travail  de 6,5 m. La profondeur du parc de stationnement envisagé étant bien  supérieure (20 m), ces sondages ont été complétés par une campagne de  dix sondages géotechniques descendant à 20 m, soit la profondeur déjà  estimée du socle rocheux dans cette zone. Les sondages archéologiques et  géotechniques ont été positionnés pour former des transects sud-nord et  est-ouest.</p>
<p>Le haut-port arboré du quai Saint-Antoine établi au milieu du XIX<sup>e</sup> siècle étant difficilement accessible, un seul sondage (B1) a pu être  ouvert sur la partie nord-ouest du quai. Il a mis en évidence, sur plus  de 5 m, un apport massif de remblais de démolition retenus par le mur de  quai actuel construit après les inondations de 1840 et 1856.</p>
<p>Le  sondage D2, implanté sur la voie de circulation au nord du quai, a  permis la mise au jour de vestiges modernes du quai. Quelques décimètres  sous les niveaux actuels, le niveau de circulation du quai au XIX<sup>e</sup> siècle subsiste partiellement avec les traverses de la ligne 5 du  tramway inaugurée en 1880. En bordure ouest du sondage, le parapet du  quai Villeroy (achevé en 1720) est arasé au niveau de son trottoir. Le  puissant mur du quai sectionne un ensemble d’immeubles mitoyens dont ne  demeurent que les espaces souterrains. Ce bâti moderne occupe le bord de  Saône sous le quai Saint-Antoine depuis le pont de pierre jusqu’à la  rue Dubois et constitue le soutènement même du quai Villeroy.</p>
<p>Plus  à l’est, à l’angle de la rue Dubois et du quai Saint-Antoine, le  sondage D3 a confirmé la présence des immeubles formant rive et détruits  pour laisser place à un quai dégagé. Dans les deux sondages (D2 et D3),  les conditions techniques de la fouille n’ont pas permis l’exploration  de la stratigraphie sous le sol des caves repéré à 6,5 m de profondeur.  Ces vestiges sont scellés par des nappes de sols indurés attribuables au  quai du début du XVIII<sup>e</sup> siècle, puis par les rails du tramway de la fin du XIX<sup>e</sup> et du XX<sup>e</sup> siècles.</p>
<p>Un  dernier sondage (D5) plus au sud à l’angle de la rue Grenette a  toutefois permis une lecture continue de la stratigraphie. Un égout  maçonné en pierre dorée daté du XVI<sup>e</sup> siècle recoupe des niveaux de berges des XV<sup>e</sup>-XVI<sup>e</sup> siècles, puis au XVII<sup>e</sup> une grande tranchée entaille tous les niveaux d’accumulation et  condamne l’égout. Le comblement massif et détritique de cette incision  pourrait être attribué à l’aménagement du quai Villeroy au début du  XVIII<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>Aucun contexte antérieur à la  Renaissance n’a été observé sur le quai Saint-Antoine. L’occupation des  berges par des immeubles construits au fil de l’eau est attestée par une  abondante iconographie qui illustre des constructions identiques sur  chaque rive en amont et en aval du pont de pierre au moins depuis le XVI<sup>e</sup> siècle (plan scénographique de Lyon).</p>
<p>Les trois sondages ouverts place d’Albon ont révélé une occupation particulièrement dense depuis l’Antiquité (I<sup>er</sup> siècle) jusqu’au dégagement de la place au début du XIX<sup>e</sup> siècle. La stratigraphie a été largement amputée par le creusement de  caves modernes au centre et au sud de la place, mais si les niveaux  médiévaux ont pu disparaître, les fondations antiques, ancrées dans les  dépôts alluvionnaires, sont épargnées. Le mobilier céramique est  insuffisant pour proposer une chronologie très précise, mais  l’installation antique doit être située assez précocement dans le I<sup>er</sup> siècle apr. J.-C.</p>
<p>Si  aucun sol n’est conservé dans les sondages F1 et F2, le sondage E1 a  livré une stratigraphie complète pour l’Antiquité, le Moyen Âge et  l’époque moderne. Sur un niveau d’éclats de gneiss (nivellement et  assainissement du terrain naturel), un mur nord-sud et des sols en terre  battue témoignent d’une occupation a priori domestique permanente du I<sup>er</sup> au III<sup>e</sup> siècle. Les derniers niveaux antiques sont ensuite perforés par un  réseau organisé de trous de pieux parallèles à la rivière. L’altimétrie  de ces pieux et leur diamètre modeste (10-15 cm) semblent plus les vouer  au soutènement d’un ouvrage aérien en bois qu’à une fondation  supportant une élévation maçonnée. En se substituant à un ensemble bâti,  ils témoignent manifestement d’un réaménagement majeur du site.  Malheureusement, l’absence de mobilier et l’amplitude chronologique de  leur environnement stratigraphique &#8211; entre la fin de l’Antiquité et le  Moyen Âge central &#8211; n’autorisent pas une datation précise.</p>
<p>L’ensemble de l’occupation antique s’établit largement à l’ouest du tracé supposé d’un quai antique repéré au XIX<sup>e</sup> siècle sous la rue Mercière. Les sondages du quai Saint-Antoine  n’infirment pas cette hypothèse, mais le positionnement des structures  antiques sur la place constituent une avancée inattendue qui induit un  infléchissement important du tracé de la berge ou l’existence d’un  promontoire lié au franchissement de la rivière.</p>
<p>La période  paléochrétienne et le haut Moyen Âge n’ont pas laissé de traces  matérielles. Le Moyen Âge central est bien représenté dans le sondage  E1. Le bâti antique est entaillé par plusieurs fosses et recouvert par  les « terres noires ». Ces structures ont livré un cortège classique  d’oules à lèvres en bandeau et quelques fonds marqués.</p>
<p>Dans cette  même séquence médiévale, trois murs successifs et superposés, montrant  de faibles décalages d’orientation nord-sud, viennent occulter les trous  de pieux. Aucun sol ne peut leur être associé. Plus à l’est, dans le  sondage F1, un puits englobé dans le bâti moderne pourrait avoir été  creusé au Moyen Âge.</p>
<p>Les vestiges de l’époque moderne sont bien présents. Les immeubles qui étaient encore en élévation au XX<sup>e</sup> siècle, au sud de la place d’Albon, ont été fortement remaniés. Il en  est de même dans le sondage F1 où le bâti montre de multiples reprises  entre les XVI<sup>e</sup> et XIX<sup>e</sup> siècles. Les structures modernes du sondage E1 sont bordées par un sol (XV<sup>e</sup>-XVI<sup>e</sup> siècles) de galets de rivière en forte déclivité vers la Saône. On signalera enfin, pour le début du XIX<sup>e</sup> siècle, un bel ensemble de vaisselle recueilli dans le comblement d’une fosse septique (sondage F1).</p>
<p>L’analyse  géomorphologique du quai Saint-Antoine s’appuie sur les sondages  géotechniques. Les cinq sondages réalisés donnent des profils  altimétriques pour la charge de fond de la Saône. Le mobilier céramique  retiré des carottages, révèle la présence de matériel moderne déposé  très profondément dans ces niveaux sablo-caillouteux immergés. Cette  présence d’éléments anthropiques incite à considérer comme secondaires  une grande partie des sédiments mixtes ou rhodaniens identifiés  au-dessus du lit majeur de la Saône.</p>
<p>Les sondages archéologiques  de la place d’Albon ont permis une observation directe des dépôts  alluvionnaires superficiels. Cinq autres sondages géotechniques ont  assuré une lecture profonde de la sédimentation. Dans une séquence  dépourvue de pollution anthropique, la pression du Rhône au I<sup>er</sup> âge du Fer est lisible, il est par ailleurs possible d’envisager un  site de confluence au sud-est de la place. Une fois que la Saône a pu  revenir sur son tracé oriental, elle a déposé une épaisse couche de  sédiments de débordements sur le site de la place d’Albon. Toutefois,  l’inclinaison des dépôts alluvionnaires de cette plaine d’inondation  atteste l’existence d’une dépression (bras actif ou lône) colmatée  naturellement ou asséchée par la main de l’homme au début du I<sup>er</sup> siècle apr. J.-C.</p>
<p><strong>Opérateur</strong> :<br />
Service archéologique de la Ville de Lyon</p>
<p><strong>Aménageur</strong> :<br />
Grand Lyon</p>
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<div><a title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - Mur de quai©SA Ville de Lyon" href="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/SondageD2.gif"> <img title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - Mur de quai©SA Ville de Lyon" src="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/.resize/80_60_SondageD2.gif" alt="Mur de quai©SA Ville de Lyon" /><br />
Mur de quai©SA Ville de Lyon </a></div>
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<div><a title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - Sondage D5©SA Ville de Lyon" href="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/SondageD5.gif"> <img title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - Sondage D5©SA Ville de Lyon" src="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/.resize/80_60_SondageD5.gif" alt="Sondage D5©SA Ville de Lyon" /><br />
Sondage D5©SA Ville de Lyon </a></div>
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<div><a title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - Structures antiques©SA Ville de Lyon" href="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/SondageE1.gif"> <img title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - Structures antiques©SA Ville de Lyon" src="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/.resize/80_63_SondageE1.gif" alt="Structures antiques©SA Ville de Lyon" /><br />
Structures antiques©SA Ville de Lyon </a></div>
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<div><a title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - mur et puits médiévaux©SA Ville de Lyon" href="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/SondageF1.gif"> <img title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - mur et puits médiévaux©SA Ville de Lyon" src="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/.resize/80_60_SondageF1.gif" alt="mur et puits médiévaux©SA Ville de Lyon" /><br />
mur et puits médiévaux©SA Ville de Lyon </a></div>
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<div><a title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - ambiance©SA Ville de Lyon" href="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/SAVL.4.gif"> <img title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - ambiance©SA Ville de Lyon" src="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/.resize/80_60_SAVL.4.gif" alt="ambiance©SA Ville de Lyon" /><br />
ambiance©SA Ville de Lyon </a></div>
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<div><a title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - ambiance©SA Ville de Lyon" href="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/IMG_1738.gif"> <img title="agrandissement de l'image dans une nouvelle fenetre - ambiance©SA Ville de Lyon" src="http://www.archeologie.lyon.fr/static/archeo/contenu/images/opencours2/quai%20saint-antoine/.resize/80_60_IMG_1738.gif" alt="ambiance©SA Ville de Lyon" /><br />
ambiance©SA Ville de Lyon </a></div>
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		<title>Fouille d&#8217;un quartier antique de la ville de Roanne</title>
		<link>http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/11/fouille-dun-quartier-antique-de-la-ville-de-roanne/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 10:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lugdunumactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archéologie en Rhône-Alpes]]></category>

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		<description><![CDATA[Rodumnia ou les racines Ségusiaves de Roanne De juin à septembre 2010, les archéologues de la société Archeodunum ont pu explorer, dans le cadre d&#8217;une opération préventive,  un nouveau quartier antique de la ville de Roanne (Loire). Ils ont mis &#8230; <a href="http://lugdunumactu.wordpress.com/2010/12/11/fouille-dun-quartier-antique-de-la-ville-de-roanne/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lugdunumactu.wordpress.com&amp;blog=18340801&amp;post=38&amp;subd=lugdunumactu&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rodumnia ou les racines Ségusiaves de Roanne</em></p>
<p>De juin à septembre 2010, les archéologues de la société Archeodunum ont pu explorer, dans le cadre d&#8217;une opération préventive,  un nouveau quartier antique de la ville de Roanne (Loire). Ils ont mis au jour des vestiges d&#8217;habitat et d&#8217;installations artisanales assez bien préservés des injures du temps.</p>
<p>Les recherches menées dans cette ville depuis la fin du XIXe siècle ont peu à peu démontré l&#8217;ancienneté de l&#8217;agglomération. Rodumna a ainsi été occupée sans discontinuer de la Protohistoire à l&#8217;époque romaine : du IIe siècle avant notre ère jusqu&#8217;au IIIe siècle après. L&#8217;agglomération faisait partie du territoire des Ségusiaves ayant pour capitale Forum Segusiavorum (Feurs). Située au carrefour de plusieurs voies, la bourgade se limitait durant l&#8217;époque gauloise au quartier situé autour de la rue Gilbertès, tandis que la ville gallo-romaine, s&#8217;étendant vers le nord et le sud-ouest, atteignait plus de 30 hectares.</p>
<p>Un quartier des premiers siècles de notre ère</p>
<p>La fouille conduite au 71 rue de Charlieu se situe dans l&#8217;extension nord de la ville du début de notre ère. Elle complète le plan urbain antique autant qu&#8217;elle confirme certaines hypothèses relatives au réseau viaire et à la vocation artisanale du quartier.Dans la partie orientale de l&#8217;emprise de la fouille, un tronçon de voie d&#8217;orientation nord-sud a été reconnu. Il correspondrait à une rue venant du centre de l&#8217;agglomération. A l&#8217;instar du développement de la ville  gallo-romaine autour de l&#8217;axe voisin de la rue Albert Thomas, un quartier s&#8217;est constitué le long de cette voie. La rue de Charlieu en pérennise le tracé.</p>
<p>Un espace artisanal</p>
<p>Ce quartier se caractérise par la présence de structures artisanales, comme le laissait présager le four de potier fouillé en 1990 par l&#8217;AFAN sur une parcelle voisine. L&#8217;importance de l&#8217;activité de production de céramique a été confirmée par la découverte d&#8217;un nouveau four et de deux emplacements de tours de potiers. Une production métallurgique est également attestée par la mise au jour d&#8217;un dépotoir de forge situé en bordure de la voie. Afin d&#8217;assurer l&#8217;approvisionnement en eau, quatre puits avec un cuvelage en pierre sont installés près des structures artisanales et des bâtiments.</p>
<p>Architecture des vestiges</p>
<p>Au nord de ce secteur artisanal, un grand bâtiment est séparé de la voie antique par un portique dont témoigne la présence de bases de piliers. De l&#8217;autre coté de la rue, trois pièces semi-enterrées, d&#8217;une vingtaine de mètres carrés chacune, ont été dégagées. Elles étaient toutes accessibles par un escalier. L&#8217;une d&#8217;entre elles présentait la particularité d&#8217;avoir un puisard maçonné en brique dans un angle. Une autre contenait une amphore intégrée au sol de la pièce et utilisée comme vide sanitaire.  Leurs murs étaient constitués d&#8217;un solin de pierres liées au mortier haut de 80 cm et d&#8217;une élévation en pans de bois et briques crues. La base de ces parois était recouverte d&#8217;un décor peint moucheté, tandis que le sol des pièces était composé de mortier de tuileau et de terrazzo. Les autres bâtiments découverts sur le site étaient fondés sur des poteaux de bois directement plantés dans le sol ou bien maintenus par un petit solin de pierres.L&#8217;abondant mobilier archéologique  livré par le site et notamment par plusieurs dépotoirs permettra au terme de son étude de restituer chronologiquement l&#8217;évolution du quartier du Ier au IIIe siècle de notre ère.</p>
<p>Séverine Mayoud, <a href="http://www.archeodunum.ch/">Archeodunum</a></p>
<p>Note : l&#8217;article ci-dessus est également publié, avec photos, dans le numéro de Novembre-Décembre de la revue <a href="http://www.archeothema.ch/">ArchéoThema</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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